Le Dr. Debora Kayembe, une figure éminente des droits de l’homme et une avocate reconnue sur la scène internationale, a exprimé une profonde indignation face à la recrudescence des violences en République Démocratique du Congo (RDC). À travers un message publié sur son compte X (anciennement Twitter), elle a partagé son sentiment de tristesse et d’amertume face à cette tragédie. « Des morts ! Encore des morts. Un sentiment de profonde amertume m’anime en ce jour. Kilwa, Goma, Makala, Kambove et ailleurs, la vie humaine n’a-t-elle pas de valeur en RDC ? », a-t-elle écrit, interpellant ainsi les autorités congolaises.
Le Dr. Kayembe, connue pour son engagement sans faille en faveur des droits humains, a dénoncé cette série de tueries lors d’un entretien téléphonique exclusif avec la rédaction de Leadership Magazine. Elle a évoqué avec émotion les récentes tragédies qui ont secoué le pays : « Ce pays a été meurtri et frappé ces derniers jours avec la mort de plusieurs de nos citoyens : l’enterrement de 200 corps à Goma, les tueries de Kilwa et Kolwezi, les accidents de routes dans le Haut-Katanga, particulièrement celle de Kambove, et la bouleversante tentative d’évasion de la prison centrale de Makala », a-t-elle déclaré, le cœur lourd.
Pour le Dr. Debora Kayembe, il est essentiel de souligner que ces événements tragiques se sont produits dans des territoires sous contrôle gouvernemental, là où les autorités sont censées assurer la sécurité des citoyens. « Le temps n’est-il pas venu d’interpeller le gouvernement en place sur le fait que le système de gestion d’un pays est censé protéger sa population et non de l’exterminer ? », a-t-elle questionné, mettant en lumière une inquiétude partagée par de nombreux Congolais.
Le Dr. Debora Kayembe ne s’est pas arrêtée là. Elle a insisté sur l’importance pour les autorités congolaises de reconnaître leurs erreurs et de prendre des mesures correctives. « Reconnaitre nos erreurs n’est pas une faiblesse. Les autorités congolaises doivent donc y remédier et sanctionner les auteurs de ces manquements envers la population congolaise et les droits de l’homme, c’est la seule manière d’espérer à la réparation… Donnons de la valeur à la RDC et le monde nous respectera », a-t-elle déclaré avec conviction.
Il importe de rappeler que l’une des tragédies les plus récentes est la tentative d’évasion de la prison centrale de Makala à Kinshasa, survenue dans la nuit du 1er au 2 septembre, où le bilan provisoire est établi à 129 détenus qui ont perdu la vie, dont 24 par balles après sommation. Le ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a révélé que les autres décès résultent d’une bousculade qui a causé des étouffements, tandis que plusieurs femmes détenues ont été violées. Le Dr. Kayembe, horrifiée par ces événements, a exprimé ses condoléances les plus attristées et son amertume à toutes les familles touchées par cette tragédie.
