Une note attribuée à la Direction générale des douanes et accises (DGDA) a récemment circulé sur les réseaux sociaux, suscitant une vive polémique. Ce document indiquait que les marchandises en provenance de Goma-ville, Goma-aéro, Bunagana et Ishasha devaient être considérées comme de nouvelles importations, impliquant une déclaration douanière spécifique.
Face aux réactions de l’opinion publique, qui y voyait une reconnaissance implicite de la séparation de ces zones du reste du pays, la DGDA a réagi ce lundi 4 mars. L’administration douanière Congolaise a démenti catégoriquement l’authenticité de cette note, affirmant qu’elle ne provient pas de ses services. Elle a dénoncé une tentative de manipulation destinée à nuire à son image et à celle de ses responsables. Dans un communiqué officiel, elle a réaffirmé que la réglementation douanière reste uniforme et applicable sur l’ensemble du territoire national, sans distinction.
La situation économique dans les territoires touchés par l’occupation du M23 demeure préoccupante. La rareté des devises, due notamment à la paralysie du système bancaire, complique les échanges commerciaux. De nombreux opérateurs économiques ont quitté la région, tandis que ceux qui restent font face à des défis croissants, entre pillages et difficultés d’approvisionnement.
Si une telle mesure douanière avait été mise en place, elle aurait aggravé ces difficultés en alourdissant les formalités administratives pour les commerçants locaux. Ce climat de tension accentue les appels pressants à Kinshasa pour une solution durable à la crise sécuritaire et un retour à la stabilité dans l’Est du pays.

