Le Prix Nobel d’économie 2024 a été attribué à Daron Acemoglu, Simon Johnson et James A. Robinson pour leurs recherches sur les inégalités économiques entre les nations et le rôle déterminant des institutions dans la prospérité des celles-ci.

Ces chercheurs, basés aux États-Unis, ont exploré les raisons pour lesquelles certaines nations sont prospères tandis que d’autres restent enfermées dans la pauvreté. Au cœur de leurs travaux de recherche se trouve une distinction clé : celle entre « institutions inclusives » et « institutions extractives ».
En effet, les institutions inclusives, qui sous-tendent la démocratie et l’accès équitable aux ressources sont, selon eux, essentielles pour une croissance durable. En revanche, les institutions extractives, qui concentrent le pouvoir et les richesses entre les mains d’une minorité, freinent le développement économique et maintiennent les pays dans la pauvreté.
Leurs recherches ont fait un saut dans le temps jusqu’à l’époque coloniale pour montrer que l’héritage institutionnel de cette période continue de façonner les économies modernes. Ils ont démontré que là où des institutions inclusives ont été mises en place, les nations ont prospéré. Par contre, là où les institutions extractives dominent, la pauvreté persiste.
Cette étude, popularisée dans leur ouvrage « Why nations fail : The origins of power, prosperity, and poverty » traduit de français par « Prospérité, puissance et pauvreté : Pourquoi certains pays réussissent mieux que d’autres », les lauréats montrent que le développement économique n’est pas seulement une question de ressources naturelles ou de positionnement géographique, mais dépend en grande partie des « institutions » et des « réformes politiques ». C’est à ce niveau qu’intervient toute la puissance du leadership.
Et si tout dépendait du leadership ?
Dans son best-seller « The 21 irrefutable laws of leadership », traduit de français par « Les 21 lois irréfutables du leadership », l’un de mes mentors en leadership, le Dr. John C. Maxwell affirme « les leaders évaluent tout avec une tendance en leadership ».
En effet, lorsque dans une entreprise les gens voient un problème de production, le leader lui, cherche la défaillance du leadership qui peut en être la cause. Lorsque les gens identifient un problème de trésorerie, le leader de son côté, identifie une défaillance dans la planification du leadership. Lorsque les investisseurs se réjouissent d’un trimestre réussi, le leader lui, reste conscient des décisions prises pour atteindre ces résultats.
Plongé dans cet état de perception des évènements grâce aux enseignements de Dr. John C. Maxwell, j’ai tout de suite interprété les résultats de ces recherches (loin de moi l’intention de diminuer les efforts scientifiques – étant moi-même scientifique et économiste) comme faisant partis d’une de ses lois concernant le leadership, la voici donc : « Qu’il s’agisse de la réussite ou de l’échec, tout dépend du leadership », c’est la loi du « PLAFONNEMENT » – l’aptitude au leadership détermine le degré d’efficacité d’une personne.
Le problème des économies en développement…
Le plus grand problème des économies en développement n’a jamais été celui lié aux élites, nous en avons. Mais le plus grand problème des pays en développement a toujours été celui de trouver dans les élites, des véritables aptitudes de leadership.
Où que vous cherchiez, vous pouvez trouver de gens intelligents et des élites mais qui n’atteignent qu’un certain niveau à cause du plafond des aptitudes en leadership qui les limite et limite leur développement. Cela est aussi et surtout valable pour les Etats, et particulièrement ceux en développement.
La solution
Il faut commencer par comprendre que nous vivons dans un monde où la santé économique des Etats, la performance des entreprises, l’efficacité organisationnelle et la direction que peut prendre un pays, une région ou une communauté dépendent largement des aptitudes de ses leaders.
Actuellement comme dans la nuit de temps, l’efficacité de toute organisation ou de toute nation a toujours été proportionnelle à celle de ses leaders. Cela fonctionne également dans le sens inverse, c’est-à-dire, le manque d’efficacité d’une organisation ou d’une nation fait dégringoler les résultats d’une entreprise ou les conditions d’une nation. Si on cherche à aller de l’avant, il faut hausser le plafond. La raison, elle est simple : Qu’il s’agisse de la réussite ou de l’échec, tout dépend du leadership.
Nathan Mambo K. – Editeur, Economiste et Mentor en leadership
